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Les origines de la station thermale remontent à l’Antiquité, comme le prouvent de nombreux vestiges mis au jour : les ex-voto de la source des Roches, les puits et les baignoires gallo-romaines, ainsi que les thermes, dont une piscine est mise en valeur dans le parc thermal.
La source des Roches
Les origines de la station thermale remontent à l’antiquité. Un important sanctuaire a été mis au jour à l’occasion de la construction d’immeubles au lieu dit « Source des Roches », situé à la limite de Chamalières en direction de Clermont-Ferrand (Augustonemetum). Des milliers d’ex-voto en bois (hêtre, chêne, sapin, frêne, bouleau ou châtaignier) étaient conservés dans la boue. Les sculptures, conservées aujourd’hui au musée Bargoin à Clermont-Ferrand, représentent les parties du corps guéries grâce au dieu des eaux Maponos Arverne (autre nom de Borvo). Le nombre impressionnant de jambes et bras, de tablettes de bois représentant les organes internes, atteste le caractère médical de ces offrandes. Les sculptures les plus remarquables sont de petites stèles représentant les fidèles de face, dans une attitude un peu rigide.
Le quartier thermal
Les vestiges mis au jour dans la station thermale témoignent d’une époque plus récente. Le périmètre du quartier thermal antique correspond à peu près au quartier thermal actuel. Il s’étendait au Nord au-delà du viaduc de chemin de fer (mur romain dans la cour de la « Grotte du Chien »), à l’Est au delà de la place Landouzy (vestiges découverts lors des fondations du futur Grand Hôtel et Majestic Palace), à l’Ouest au pied du puy Chateix le long de l’avenue de Royat et de la Place Allard, et au Sud boulevard Barrieu (villas).
Chacune des sources, découvertes entre 1822 et 1876, a été aménagée par les Romains. Les installations mises au jour sont les suivantes :
Le vestige le plus important est celui des Thermes romains, découvert en 1876 au moment de la construction du viaduc de chemin de fer. La fouille systématique du site en 1882 a révélé un édifice se composant de trois grandes piscines alignées sur un même axe, et de quatre salles chauffées par le sol (système d’hypocauste). Toutes ces pièces étaient richement décorées de marbres de toutes les couleurs, de mosaïques, d’arabesques, de statues en bronze ou en marbre. Aujourd’hui, seule une piscine avec gradins et hémicycles est encore visible (Monument classé MH en 1889).
